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TRAINEE RECORDS MIXTAPE #2 : Julien de Castilho + INTERVIEW exclusive

« La musique, c’est un monde où tu peux grimper avec un peu de bol. Faut avoir un peu de talent, un peu de chance… C’est un monde qui me plaît, la musique. Vivre pour la musique, c’est vraiment quelque chose qui me botte »

Pour la deuxième mixtape du blog et pour bien commencer la rentrée, Trainee Records vous offre aujourd’hui un très bon mix du dj rennais Julien de Castilho que vous avez sûrement déjà vu si vous trainez de temps en temps dans le coin. En effet il est reconnaissable par son costume de zèbre qu’il arbore fièrement lors de ses dj sets endiablés. Et puis parce que vous êtes gentils, on vous offre carrément une interview afin d’en avoir plus sur cet animal sympathique. Allez hop, c’est cadeau !

Trainee Records : Dans la musique électronique, plusieurs groupes prennent des costumes pour la scène (Daft Punk, Danger et j’en passe), tu as choisi le zèbre : Pourquoi ?

Julien de Castilho : Tout est parti d’un trip avec un pote.

La première date que j’ai faite était au B- 52 à Saint Brieuc pour la fête de la musique avec KB208, il y a deux ans. Ce soir là j’avais mis le costume, les gens passaient, ont accroché, trouvaient ça cool, et, forcément, le fait d’accrocher visuellement, ça les pousse à venir, ils vont écouter, ils ne connaissaient pas forcément ce genre de musique mais ça leur plait, ils bougent, dansent et même si la musique ne leur plait pas ils restent pour le concept du zèbre qu’ils trouvent assez fun. Après, je me suis dit « Pourquoi pas ? »

Ensuite j’ai fait une première grosse date au Dazibao sur la place des Lices à Rennes, aux Halles, et j’ai porté le costume du zèbre avec un smoking par-dessus, et les gens ont trouvés cela fun et classe à la fois, du coup c’est un concept que je compte garder. C’est un truc qui accroche et cela joue un peu sur l’effet de communication, cela marque les gens et j’aime porter ce côté mystérieux, caché, avec le coté fun en plus.

TR : Tu as gagné le tremplin Astropolis ce qui t’as permis de jouer à la soirée d’ouverture du festival (qui fêtait ses 18 ans cette année), de 5 à 6h après Oxia et Mustard Pimp.

Qu’est-ce cela t’as fait, qu’est-ce que cela t’a apporté ?

JdC : C’était cool, outre le fait que c’était avec Mustard Pimp et Oxia, c’est un gros festival, c’était la troisième fois que j’y allais, mais la première fois que j’y allais en tant que Dj.

L’année dernière je n’ai pas fait le dj contest parce que je n’avais pas beaucoup de temps et je ne le sentais pas trop. Cette année, j’ai essayé pour la première fois. J’ai envoyé mon mix, 40 minutes avant la fin du concours dans un mail rédigé à la va vite. Ils m’ont contacté en disant qu’ils avaient apprécié la maquette. C’est un pote qui m’a dit que j’avais gagné le concours car il l’avait vu sur le facebook du fest. Quand il m’a envoyé le lien et que j’ai vu ça j’ai sauté au plafond.  J’étais chez ma mère à ce moment-là, elle ne comprenait pas trop ce qu’il se passait parce que elle ne connaissait pas trop Astropolis. A partir de là, tu comptes les jours, les heures, les minutes qui passent avant le festoche, tu prépares, tu fais tout en sorte pour que cela soit parfait, et puis une fois que le set arrive, ça passe beaucoup trop vite.

Cela a été une superbe expérience. J’ai pu me faire énormément de contacts dans le monde de la musique, c’est impressionnant, des organisateurs de festivals que l’on rencontre backstage.

Du coup j’ai pu avoir accès à tout le festival pendant les trois jours et cela m’a permis d’améliorer mon carnet d’adresses. C’est assez important. Pendant mon set, il y avait le Directeur Artistique du Colisée à Nantes avec qui j’ai discuté et qui m’a booké jeudi à la « Students Love Techno ». C’est un mec avec qui je pense que l’on va pouvoir faire de bonnes choses. L’avenir se peaufine bien.

TR : Grâce au tremplin Astropolis, tu vas prochainement jouer à la TechnoParade à Paris (Festival parrainé cette année par Agoria), peux-tu m’en dire un peu plus ?

JdC : Parmi les 20 artistes participants au tremplin, ils sélectionnaient 2 personnes pour jouer à la Techno Parade sur le char Dark Dog. J’ai été sélectionné avec Quentin Schneider (du collectif Social Afterwork). Puis on va jouer la soirée, au Glaz’art, à côté des Halles de la Villette.

TR : Tu as commencé par le djing ou la production ?

JdC : J’ai d’abord commencé le djing. En 2004, 2005 mon cousin s’était acheté des platines vinyles et scratchait sur de la jungle / hip hop/ rap /drum n’ bass. Quand j’ai vu ça je me suis dit que c’était génial.

C’était à l’époque où je commençais à m’intéresser à  Daft Punk, Zombie Nation, Laurent Garnier sur MTV, et je kiffais bien.

Puis j’ai eu internet et j’ai passé mes nuits là-dessus, sur des sites comme myspace qui m’ont permis de découvrir des tas d’artistes, d’approfondir mes goûts et de faire ma culture électronique avec BoysNoize etc… Puis j’ai créé mon propre Myspace avec mon vrai prénom et mon vrai nom de famille parce que je ne voulais pas me casser la tête. J’ai ensuite rencontré des gens qui m’ont permis de m’intéresser à fond comme KB208 avec qui j’ai directement parlé musique, matériel… C’est grâce à des personnes comme ça qui écoutent tes sons, qui sont attentifs à ce que tu fais qui te soutiennent et que toi tu soutiens, que tu te motives à faire quelque chose.

Après mes 16/17 ans j’ai commencé à faire quelques concerts électros en tant que spectateur, auxquels je n’avais jamais eu l’occasion d’aller avant. Un des concerts qui m’a marqué c’était les Cultures Electroni[K], à Brézillet ,Saint Brieuc, en 2009, avec Zombie Nation qui jouaient dans un énorme cube, une installation avec de la vidéo projection et une grande scène pour le festival.

———

J’étais étudiant à Guingamp, j’ai passé le bac et je suis ensuite allé à Saint Brieuc. Cela m’a permis de me faire plus connaître, notamment grâce  à Antoine Trapletti, le boss du B-52 (bar emblématique de la nuit briochine), qui m’a permis de monter. Il m’avait booké à la fête de la musique. Ensuite cette année j’ai participé à Art Beats Rock (les soirées du B-52 pendant le festival Art Rock), aux côtés de Douchka, Julien Tiné, Commuter, Electric Rescue, Arno Gonzalez… Jouer pendant Art Rock, le fait qu’il y ait beaucoup de monde qui passe t’écouter et qu’il y ait ton nom sur un flyer avec de tels artistes, ça fait une bonne promo.

Cette année je suis à Rennes, et ici musicalement ça ne bouge pas trop mal !

TR : Tu as rencontré ton pote Francis Ferguson, qui est d’ailleurs rennais, sur twitter.  Comment s’est concrètement faite la rencontre et comment se passe la production à deux ?

JdC : Effectivement ouais on s’est rencontrés sur twitter ! C’est grâce à KB208, car il l’avait abordé avant et on s’est balancés deux trois tweets, j’ai su qu’il était de Rennes, qu’il avait joué dans pas mal de festivals, j’ai écouté ses prods, ses lives et puis on s’est rencontré au Bar Hic, à Rennes. C’est là qu’on a fait connaissance, il y a eu un bon feeling qui est passé dès le départ. Je suis allé chez lui, dans son studio avec pleins de synthés vintage cools, et puis on a lancé un fichier sur Ableton. Un soir d’apéro on s’est donc dit « pourquoi ne pas faire un duo », en déconnant, et on s’est appelés Fergustilho (pour Ferguson & Castilho). Ainsi est né Fergustilho. Depuis on se voit une fois par semaine dans son studio. Lui il connait par cœur Ableton, il est vraiment fort en production. On associe nos savoirs faire à tous les deux qui sont différents. On compte bientôt faire un live avec une Mc 909, vieille boîte à rythme de Roland, y’a moyen de bien triper là-dessus…

TR : Tu produisais avant Fergustilho ?

JdC : Je m’éclatais avec mon petit synthé midi à faire des trucs sur Reason mais ce n’était pas la même chose. Mais là j’ai trouvé quelques sons et de bons samples. J’ai une production qui va bientôt sortir qui s’appelle Skör, ce qui veut dire sabots en danois je crois…  Je vais le masteriser, le mettre sur Soundcloud et on va voir pour la suite…

TR : Sinon, en ce moment, tu es attentif à quels labels/ artistes ?

JdC : Les labels que j’apprécie c’est Lektroluv, avec des artistes come Mumbai Science, Sound of Stereo, BoysNoyze Rec, avec des bombes que j’adore vraiment, Turbo, le label de The Hacker, Tiga… Fool’s Gold des très bonnes mixtapes, Dim Mak. En labels français il y a Marble  (surtout pour Canblaster) Ed Banger… Après je ne suis pas vraiment de labels en particulier je suis surtout les artistes…

Mes sons vont de BoysNoize à Crookers, Club Cheval, Bromance…  D’ailleurs j’ai joué Rise of Depravity de Gesaffelstein à Astro ça a fait un carton ! Now u realize de Club Cheval je l’ai joué en intro, c’est une bombe !

Pendant quatre ans j’ai un style qui s’est épuré, qui s’est adouci.

Avant j’écoutais de l’électro assez clash comme Mustard Pimp. Ça s’est calmé, j’apprécie maintenant d’autres trucs, toujours avec de la puissance mais surtout plus de mélodies ! C’est pour cela que mon style se situe entre Techno & Electro. Je prépare mes sets à l’avance. Pendant ceux-ci, j’aime établir une histoire sur scène, j’aime bien avoir des bonnes coupures, avec des mélodies, des breaks, avec des grosses montées en puissance… J’aime jouer avec les sensations du public, comme quand je coupe les basses, ils me regardent, ils crient, et je re balance un gros truc lourd derrière. C’est vraiment cool.

TR : Qu’est-ce que tu penses de la scène briochine ?

JdC : La scène électro briochine est vraiment spéciale, elle n’est pas assez exploitée, on pourrait faire plus de choses. Il y avait le B-52, qui est maintenant fermé, et je le regrette vraiment. A côté de ça on a des soirées comme par exemple Buzz De Nuit, où ils font venir 1000 jeunes pour Beataucue, Myd etc… mais c’est assez rare dans l’année. Il y a aussi eu La Nuit Etudiante, avec une très bonne programmation (The Magician, Cabos San Lucas, Yelle Dj’s, Club Cheval), et une très bonne communication. Résultat la boite était blindée. Cela a été organisé par Bonsoir Events et l’Association des Etudiants Briochins au Bahia, boîte qui le reste de l’année ne passe que du son généraliste qui te les cassent H-24 à la radio. Donc appart Art Rock et Art Beats Rock, Buzz de Nuit et La Nuit Etudiante maintenant il n’y a vraiment pas grand-chose niveau soirées électroniques. Il y a un public qui ne demande que ça, mais les organisateurs ne veulent pas se mouiller. C’est vraiment dommage.

Sinon, au niveau des soirées électros, la scène rennaise bouge vraiment bien. Comme à l’Ubu ou à l’Etage avec les soirées Fake, comme dernièrement avec Yuksek, Cedric Borghi etc… Ils font vraiment des trucs bien cools, ou à Nantes au Colisée où il y a vraiment un public demandeur et de très bons line up.

Trainee Records  : Merci à toi !

Julien de Castilho : Merci !

Après avoir joué dernièrement à la Technoparade sur le char Dark Dog puis le soir au Glaz’art (près des Halles de la Villette) où il a vraiment bien kiffé, il va prochainement jouer au Bar Hic, à Rennes avec Bancy & Jojo Techno le 4 Octobre, dans une battle en forme de « partouze musicale ».

Puis, dans la foulée il va assurer la première partie des 2 Many Dj’s le 26 octobre à l’Espace, pour l’Astroclub. Tu veux y aller ? Cela tombe bien, on t’offre 1X2 places pour la soirée et ça se passe sur la page facebook Trainee Records !

Pour ce qui est de la mixtape (qui est vraiiiimeent cool et qui est dispo en free download, de surcroît) ça se passe juste en dessous !

LISTEN, FEEL, ENJOY !

Tracklist :

1 – Wafa – Tom Tom (Riton Remix)
2 – Spatial – Discoborg
3 – Sound Pellegrino – Eurovision
4 – Gesaffelstein – Variations
5 – Baskerville – Priam
6 – The Loops Of Fury – Church Of Fury
7 – Style Of Eye – Ray Dee Oh
8 – NAPT – Italian Spiderman ft. Fire Flowerz
9 – Boys Noize – XTC
10 – Wafa – Abandon Me (Crookers Remix)
11 – Surkin – Ultra Light
12 – Strip Steve – Radiocheck

Mixtape disponible en téléchargement gratuit sur le soundcloud de Julien de Castilho et sur le compte official fm du blog.

Un grand merci à Julien de Castilho !

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Une réflexion sur “TRAINEE RECORDS MIXTAPE #2 : Julien de Castilho + INTERVIEW exclusive

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